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dimanche 4 mai 2014

Vacances italiennes (3)


Jour 3 : lundi 28 avril : la Spézia

Réveil sous un ciel couvert. Puis la pluie est arrivée. Petite sortie en ville. Certaines rues de la Spézia ont des arcades avec des magasins, à l’abri de la pluie.

L’après-midi, on a fait un tour dans la rue la plus marchande de la ville : la Via Prione qui est piétonne. On a poussé jusqu’à la gare pour préparer notre journée du lendemain : les Cinque Terre. On a pris nos billets de train (pass pour les déplacements sur une journée) qui incluent l’accès au parc naturel et à un des sentiers de randonnée..






Jour 4 : mardi 29 avril : les Cinque Terre


   Après un lundi bien humide, ce mardi matin, on se réveille sous un ciel bleu et le soleil. Direction la gare centrale de la Spézia. Le train distribue, en particulier, les 5 gares des 5 villages du site des Cinque Terre (prononcer Tchincoué Téré). Le nom de ce lieu correspond au nom des 5 bourgs qui le compose : Riomaggiore, Manarola, Corniglia, Vernazza et Monterosso.

On descend à la première gare, puis visite du village, tout en pente, avec pleins de ruelles étroites mais aussi des escaliers partout. 











































On tournera une partie de la matinée dans Riomaggiore avant de reprendre le train pour aller au dernier village : Monterosso.











Nous y ferons notre pause repas puis là encore, visite du village. 






















   Ensuite, nous allons "attaquer" le sentier de randonnée qui rejoint le village de Vernazza. Plus de 2h de marche nous attend (pour un peu plus de 3km), sous le soleil. Une randonnée assez délicate car le terrain est accidenté, le parcours alterne montées et descentes via des marches soient naturelles soient taillées dans la pierre. 








   Les premières montées nous ont vite donné chaud, car à peine sortis du périmètre de Monterosso, on monte dans les collines. 




















   Mais nous avons profité d’un paysage magnifique tout au long de cette ballade, souvent avec vue sur la mer et à mesure qu’on voyait le village de Monterrosso s’éloigner, il apparaissait toujours différent. 


















   Face à la mer, beaucoup de cultures en terrasses (datant du Moyen-Age), en particulier des vignes, dont le vin est, parait-il, réputé. 







































Au détour d’une des boucles du sentier, enfin, nous avions une vue sur Vernazza.































Un beau lézard se faisait chauffer sur les pierres.











   Mais pour autant cette randonnée n’était pas encore finie. Quelques descentes et montées supplémentaires nous attendaient encore avant d’arriver sur le village avec des points de vue remarquables sur la mer. 












    On passera un peu de temps dans celui-ci et ces ruelles et pour terminer la visite, on allait grimper tout en haut de la tour de ce qui reste du château Doria, avec une vue panoramique sur tout le village. 
















   Le 25 octobre 2011, Vernazza avait subi des pluies torrentielles, suivie d’inondations et de coulées de boues qui ont laissé la ville enfouie dans plus de 4 mètres de boue et de débris, causant plus de 100 millions d'euros de dégâts. La ville avait été évacuée. Nous avons pu constater que le village a bien effacé les stigmates de cet événement climatique.

Notre journée ayant été bien remplie, on en avait plein les jambes, nous avons repris le train pour rentrer à la Spézia. La visite des deux derniers villages (Corniglia et Manarola) étant en principe prévue avant la fin de la semaine.









Vacances italiennes (4)


Jour 5 : mercredi 30 avril : Carrare

Les jours se suivent mais ne se ressemblent, hélas, pas. Ciel très chargé au réveil puis rapidement la pluie est arrivée. De grosses averses vont gâcher la matinée. Heureusement, le vent venant de la mer a chassé les nuages en tout début d’après-midi. Nous avons donc pu valider la sortie du jour : les carrières de marbre à Carrare.

Plus précisément le site de Frantiscritti tout d’abord. On grimpe presque tout en haut de la montagne saignée par de nombreuses carrières d’où sont extraits d’énormes blocs de marbre. Tout autour de nous, la montagne est blanche.




 












   Tous ces blocs sont taillés de façon très régulière. Les engins qui circulent sur ce secteur utilisent des pistes avec des pentes insensées et pourtant ils grimpent et descendent de la montagne avec presque de la facilité.

   Pour accéder à ce premier site, on emprunte des routes utilisées aussi par les camions qui emmènent le marbre sur Carrare, en passant par des tunnels étroits longs et pas éclairés et pas très rassurants. Heureusement, ils sont tous en sens unique.







Sur ce premier site, il est proposé d’aller visiter l’une des plus importantes carrières souterraines d’où sont extraits d’énormes blocs de marbre dont la taille est limitée par la taille du tunnel qui permet de les sortir (11m de long, 2,5 m de haut, 2 m de large). Ca s’appelle le "Marmo Tour". Marmo signifiant marbre en italien. Compte tenu du prix, pour nous, ce fut une "petite arnaque". 10€ par personne pour faire et voir ce qu’on a vu, le tarif n’est pas justifié, même si on a appris plusieurs choses sur l’extraction du marbre. 


En souterrain, il est de meilleure qualité, la technique de sciage, puis la coupe et la chute des blocs sur du sable et des coussins d’eau pour garder ce blocs intacts. 40 mn (qui ont dû durer 30 mn) pour ça et 10€, le personnel doit être bien payé !!!...
Bon, on a fait le Marmo Tour, mais si on avait su …... A déconseiller, donc !!!




   Nous sommes allés dans la boutique de souvenirs, tous en marbre bien sûr, cette pierre permet de réaliser de très jolis objets, à tous les prix. On a ensuite quitté le site de Frantiscritti, avant de gagner celui de Colonnata. On est passés sur et près de viaducs qui relient les axes, tunnels et vallées.



Le site de Colonnata est moins impressionnant que le précédent, même si les carrières sont visibles partout dans le paysage de montagne. Par contre, les routes sont toutes en virages bien serrés. Pas question de faire des excès de vitesse ! Et heureusement, elles ne sont empruntées QUE par des voitures.



Une sortie qui nous aura quand même pris l’après-midi. Puis on est redescendu vers la ville de Carrare avant de rentrer sur la Spézia.


















Vacances italiennes (5)


Jour 6 : jeudi 1er mai : les Cinque Terre (suite)

   Lever sous le soleil. Incroyable encore ce changement de météo. Rapidement les températures sont montées. On a dû passer allègrement les 22-24° au plus chaud de la journée. On a décidé ce Jeudi 1er mai de compléter la sortie de Mardi sur le site des Cinque Terre, puisque nous n’avions pas pu aller visiter les deux derniers villages : Corniglia et Manarola. On a donc repris le train à la gare de la Spézia et nous sommes allés directement au village de Corniglia. 




   Une fois descendu du train, pour aller au village, il faut monter quelques dizaines de marches : 382 plus précisément, comptées par mes filles (qu’il faudra aussi faire dans l’autre sens un peu plus tard).
















   Ensuite, on se perd au milieu des petites rues étroites, avant d’arriver sur la partie du village qui se trouve au-dessus de la mer. Paysage magnifique : sur notre droite, on voit, au loin, le village de Monterosso et sur la gauche celui de Manarola et tout ça avec vue sur la mer. On y a flâné plusieurs heures, monté encore beaucoup d’escaliers, découvert des points de vue différents des alentours du village, tous plus beaux les uns que les autres. On ne s’en lassait pas.






















En début d’après-midi, on est montés dans le train pour nous rendre à Manarola. Comme les 4 autres bourgs, ce dernier est juché sur un éperon rocheux. Là encore, les maisons sont séparées par des ruelles ou des escaliers.

 




   Mais surtout, il existe un sentier de randonnée qui part d’un côté du village et qui permet de rejoindre par les hauteurs celui de Corniglia. Il démarre tranquille, presque à plat mais très vite on attaque des marches bien raides et il amène au milieu de représentations d’un chemin de croix avec des stations qui ressemblent à celles des étapes de la crucifixion du Christ avec des silhouettes qui peuvent être éclairées. On a vu sur des photos le résultat, c’est assez étonnant ! 








En prenant de la hauteur, on avait, comme pour les autres villages, une vue plongeante qui permet de d’embrasser d’un seul regard tout Manarola, avec encore, les cultures en terrasses. Sur le plan opposé au village, on voyait au loin Monterosso mais aussi Corniglia et sa gare. Et la Méditerranée d’un bleu superbe.

 

Puis, on est descendus vers le port du village. Mais comme il est réduit à pas grand’chose, il y a des petits bateaux même dans la "rue principale". Ils sont amenés à la mer par un treuil. Pas de plage, puisqu’il y a des rochers partout. Du port part le sentier côtier de randonnée qui rejoint Corniglia mais suite à des éboulements, le sentier est fermé à la sortie du village. C’est d’ailleurs la même chose pour les liaisons entre les autres villages. Le seul qui est resté ouvert, c’est celui qu’on a fait mardi entre Monterosso et Vernazza.




















Il faudrait y revenir le jour où tous les sentiers seront de nouveau accessibles. Ca doit être intéressant à faire (mais physique aussi).

 
   Quelques photos de Manarola vu du bord de mer pour finir notre visite avant de reprendre le train pour la Spézia. Juste avant, tout le monde s’est régalé d’une glace comme seuls les Italiens savent les faire, les Gélati (crème glacée), c’est quelque chose. Lors de la visite de ces cinq bourgs (traduction des Cinque Terre), il ne faut pas hésiter à emprunter les escaliers étroits qui servent de rues aux villages. On passe devant les portes d’entrée des habitations, en parlant à voix basse, pour ne pas déranger les occupants des lieux. On a pris beaucoup de plaisir à rester le temps nécessaire dans chacun des villages pour s’imprégner le plus possible de ces endroits vraiment magiques. On ne s’attendait pas découvrir de tels lieux qui sont d’ailleurs classés au patrimoine mondial de l’UNESCO. Et c’est amplement justifié. Il y avait beaucoup de touristes aujourd’hui, on a du mal à imaginer comment ce doit être en plein été, entre la chaleur et le monde, on ne doit pas en profiter autant et de la même façon qu’à cette saison.

   Encore une journée bien physique, la plus belle de la semaine, placée sous le signe de la chaleur, puisqu’on est revenus avec quelques coups de soleil, qui a bien cogné cet après-midi. Hâte de se poser en rentrant.

On a donc pu réaliser les projets de cette semaine en Italie (même s’il reste encore un jour de vacances sur place) : visiter les Cinque Terre, revoir Pise et découvrir les carrières de marbre de Carrare.

Le programme du dernier jour dépendra de la météo. Et ce sera notre journée "bonus".





Vacances italiennes (6)


Jour 7 : vendredi 2 mai : PortoVenere

Ca y est, notre séjour touche à sa fin. Encore un début de journée sous la pluie et même l’orage. Eclairs et tonnerre sur la mer, accompagnés sur la Spézia de belles pluies qui mouillent !!!
Du coup, ce fut matinée shopping. On s’est rendus dans ce qu’on peut appeler "un paradis pour filles" . Moi, j’étais un peu hors jeu, hormis pour porter les paquets !...
Le lieu s’appelle "la Terrazze", un immense centre commercial, sur plusieurs niveaux, plein de boutiques de vêtements, l’Italie ayant aussi une belle réputation en matière de mode. Presque chaque boutique était l’objet d’une visite. Prix intéressants dans les magasins de marques italiennes, dixit mes filles. Le midi, la pause repas s’est faite sur place, on en a profité pour manger local : pasta al pesto, raviolis aux asperges, tagliatelles avec une sauce à la viande, lasagnes. Selon des préparations bien d’ici, rien à voir avec ce qu’on trouve chez nous.

Après ce repas, ce vendredi après-midi, on est allés à Porto Venere, situé à la pointe Sud-Est de la Spézia. On a longé le port de commerce, puis celui de plaisance avant de contourner la base navale, où d’énormes bateaux de guerre sont au mouillage. Une route encore sinueuse va nous amener jusqu’à Porto Venere, qui fait partie du parc naturel des Cinque Terre. Tout cela sous une pluie battante. Mais, le temps de se garer et la pluie a cessé de tomber, et le ciel s’est un peu éclairci. On allait pouvoir faire notre visite au sec.

Le village est dominé par l’ancien château fortifié des Doria. D’ailleurs le village d’origine se trouve à l’intérieur de remparts. 










église San Pietro

La rue principale, étroite et bordée de boutiques, amène sur une plate-forme avec tout au bout, qui domine la mer, une église. 











En face de ce promontoire, il y a l’ile de Palmaria, séparée de 150m du continent. Ce passage étroit permet au port d’avoir des eaux calmes. 








Ce n’est pas le cas, sur le côté opposé de ce promontoire. En effet, la mer était, encore aujourd’hui, bien agitée. Ca bouillonnait fort sur les rochers.

 


église San Lorenzo
   On est montés jusqu’au pied du Château, avant de redescendre sur le village par un dédale d’escaliers, mais depuis nos visites sur les Cinque Terre, on commençait à avoir l’habitude.










ancien moulin qui servait aussi de tour de guet




















    C’est par cette visite, qu’il aurait été dommage de rater, qu’on a terminé notre séjour en Ligurie.
La fin de ce dernier jour a été consacrée au rangement et à la préparation du voyage retour. Bilan de cette semaine, qui malgré un temps en demi-teinte (le soleil n’ayant été présent que trop peu de jours), ça va nous laisser de belles images dans les yeux. Beaucoup d’escaliers montés et descendus, un superbe sentier de randonnée, long et physique mais aussi des paysages qu’on ne pourra pas oublier de sitôt. Une semaine bien sportive !! Avec beaucoup de photos et de vidéos.




















Vacances italiennes (7)


Jour 8 : samedi 3 mai : Voyage retour

On décolle de la Spézia à 7h30, le temps de rendre la location. Il fait 12°, le ciel est juste nuageux. Mais on aura droit à quelques pluies, lorsque nous passerons les Alpes Appenins. Ensuite, le ciel sera plus dégagé et il fera plus doux, sur l’autoroute Parme-Milan. Lors de la pause petit déj, il fera même 20°. En approchant de Côme, on voyait les sommets bien enneigés des Alpes.



   De l’Italie, on aura traversé ou côtoyé : la Ligurie, la Toscane, l’Emilie-Romagne et la Lombardie. Si le lac de Côme était sous le soleil, l’eau de ceux de Lugano et Luzerne paraissait moins bleue. On arrivera du côté Sud du tunnel du Gotthard sous un super soleil et des températures bien agréables (15-17°). 









On fera aussi une jolie rencontre





Tunnel traversé sans bouchon, juste un léger ralentissement pour passer de 2 à une voie (autre chose que le temps perdu à l’aller). 




De l’autre côté des Alpes, on n’a pas eu la même chance. En 17 km (le tunnel du Gotthard), changement radical : pause de midi avec les sommets sous les nuages et tout juste 7°. Le repas a été vite avalé.




 














 Le temps gris nous accompagnera jusque dans le secteur de Lunéville. Juste avant, on passera les Vosges et le col du Bonhomme avec seulement 3°. On n’était plus habitués à de telles températures.
On arrivera à Pogny 11h après notre départ. 2100 km pendant notre séjour et 5,8l/100 de moyenne ! Mais il ne faisait pas très chaud dans la Marne. La douceur méditerranéenne nous manquait déjà.


Enfin pour terminer, un petit mot de notre location trouvée via Internet. On était très bien installés, proche de tous commerces. Un appartement très propre de 90 m², bien meublé, avec deux chambres, une télé satellite (chaines en italien), une cuisine toute équipée, jusqu’au rouleau d’essuie-tout, des produits d’entretien, pastilles pour le lave-vaisselle et lessive, etc ... Rien à prévoir en plus à ce niveau. Et une place de parking privative et heureusement, car aux alentours, les stationnements sont tous payants.

   Par contre, la Spézia est une ville assez bruyante (les double vitrages étaient même un peu limite) et on entendait trop bien les sirènes des ambulances (ici ils klaxonnent en permanence pour signaler leur passage, même tard le soir). La Spézia est une ville assez particulière (92000 hab), faite de grandes artères, bordées de bâtiments avec une belle architecture, mais aussi de petits immeubles de quelques étages mais on ne trouve pas des barres d’immeubles comme dans certaines de nos grandes ville en France.

Les photos qui illustrent ce long compte-rendu (faites avec un Nikon D5000+zoom Sigma 18-200mm) seront complétées par d’autres ultérieurement et déposées sur mon espace perso. 

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Hervé (tt) - le 4 mai 2014