Ça
faisait un moment que ça me titillait ! Aller en VTT jusqu’au
Mont Aimé, à la limite de la Brie Champenoise et au pied des
vignobles de la Côte des Blancs. Pour cela, je voulais que de bonnes
conditions soient réunies. L’AE me semblait nécessaire, même si
au final, je serai très économe (il va me rester env 50 kms au
retour et moitié de l’autonomie de la batterie). Je consommerai
les premiers 20 % au bout de 52 kms !! J’ai bien roulé
avec les jambes !
L’autre condition : qu’il n’y ait pas de vent (c’était le
cas ce samedi), qu’il ne fasse pas trop chaud (comme aujourd’hui)
et ma condition physique aura aussi son importance. Délesté de
10-11 kg (perdus depuis Mars), ça va m’aider aussi.
Comme toutes ces conditions étaient réunies, je me suis lancé
pour ce très long parcours. Mon plus long. Et je ne pense pas aller
au-delà. A mon âge, je pense que c’est déjà pas mal !
J’avais donc préparé un circuit pour arriver aux 100 kms et
qui devait m’amener jusqu’en haut du mont Aimé (altitude 245 m).
La météo était bonne pour ce dernier jour de Septembre. Après
de la brume qui a fini par se lever en fin de matinée, le soleil brillera tout l'après-midi et les T° sont
remontées au-dessus des 20° et donc pas de vent pour cette sortie.
Appréciable.
Mon début de parcours va me conduire sur un secteur que j’ai
déjà arpenté à de nombreuses reprises. J’ai pu constater que
certaines essences d’arbres commençaient doucement à changer de
couleur.
Je vais passer sous l’A26, juste au moment où un bus de l’OL
montait sur Reims pour la rencontre de Ligue 1 de ce Dimanche (màj du 2/10 : Reims a gagné 2-0 ! ).
J’approche de la route de Troyes que je traverserai à la
hauteur du dépôt d’hydrocarbures. Encore ce jour, la campagne
était assez déserte, à part qques chasseurs en plaine et des
tracteurs au loin. Je n’y rencontrerai personne.
J’arrive aux abords du parc éolien de Germinon/Vélye avant
d’entrer dans le village de Germinon.
A partir de là, les chemins
étaient nouveaux pour moi et ça durera pendant près de 35kms.
J’arrive à Vélye, où coule la Somme-Soude, avant de traverser la
commune de Trécon.
Je commence à mieux voir l’objectif de cette sortie, à savoir
le Mont Aimé, avec la Montagne de Reims et ses vignobles de la Côte
des Blancs (Vertus en étant la commune phare).
J’en profite pour
apporter une précision géologique. La Montagne de Reims est sur sa
partie Sud, un revers de Cuesta et le Mont Aimé en est la butte
témoin. C’est la composition du sol, plus tendre qui, avec les
siècles a usé la partie entre les 2 massifs (qui ont donc été
joints) et qui a laissé le Mont Aimé isolé de la Montagne de
Reims. Il en existe une que je connais bien, à Langres (dont je suis
originaire), avec le Plateau de Langres qui se termine par un revers
de cuesta, la colline des Fourches en bas du plateau au Nord étant
la butte témoin.
J’arrive aux portes de Bergères les Vertus, avec la Montagne de Reims en arrière-plan et je vais attaquer
l’ascension du Mont Aimé. Je vais grimper à 14 % sur un peu
plus d’1km.

La vue est belle sur le vignoble du flan Sud et la
plaine plus loin. Puis j’entre dans les bois. Une ancienne fontaine
se trouve dans la montée. Puis après un virage en épingle,
j’arrive au sommet du Mont Aimé.

Sur place, il y a qques vestiges du temps où un château avait
été érigé à cet endroit, comme les fondations d’un donjon.
L’endroit est aménagé pour des piques-niques et bien arboré.
Je monte jusqu’à la table d’orientation. Je surplombe les
communes de Bergères les Vertus et Vertus ainsi que le vignoble.
Tout au bout, à l’horizon, en direction de l’Est, il y a mon
village. Depuis le point haut des Mothées, près de chez moi, par
temps dégagé, on aperçois le Mont Aimé. J'ai goûté un bon moment des lieux.
Je passe un peu de temps sur place pour apprécier les lieux, me
balade sur qques chemins puis il est temps de revenir à la maison.
Je commence à redescendre par la route, puis bifurque pour traverser
les vignes. Il reste qques grappes bien mûres sur les pieds de
vigne. Le raisin est très sucré. J’en profite un peu. Je laisse
les villages de la Côte de Blancs pour retourner en plaine.
Je suis aux portes des Marais de St Gond. Le village le plus
proche étant Coligny dont je pouvais voir les deux gros silos.
Puis
je contournerai par la droite le parc éolien de
Clamanges-Villeseneux. En chemin, je rencontrerai 2 chevreuils qui
cherchaient à manger dans un champ.
Je descends vers la vallée de la Somme pour entrer dans
Villeseneux. Sur la rivière fonctionne un moulin qui ressemble à
une ancienne minoterie. Des canards profitaient des lieux.
En approchant de Soudron, je retrouvais des zones et des chemins
déjà roulés. Dans le secteur du village de Vatry, j’ai pu
constater qu’effectivement, il n’y avait pas de vent. La fumée
de la déshy montait tout droit.
Je traverserai l’A26 avant d’arriver sur Coupetz. Je sors de
la vallée de la Coole et j’attaque la dernière partie de mon
parcours par Vitry la Ville et retour par la piste cyclable. Passé 17h, les températures ont commencé à baisser, les journées raccourcissent !
Je termine ce mois de Septembre de belle façon (1191 kms et 311 kms cette semaine) avec un beau parcours ! Mon compteur à l’arrivée avait dépassé les 100 kms. J’étais
content d’avoir parcouru une telle distance.
Ça sera peut-être
l’unique fois. Pour les prochaines, je serai moins gourmand mais
dans la mesure du possible, j’essaierai de refaire des sorties de
plus de 80 kms, pour aller voir encore de nouveaux lieux maintenant
que je sais que c’est réalisable.
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RV(tt) - le 1er octobre 2023